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C’est durant cette période que ce maquis mettra la main sur des stocks de
      gilets en peau de mouton confectionnés par les tanneries niortaises et conditionnés
      dans des wagons à destination de la Wehrmacht combattant sur le front de
      l’Est.
                   Un peu plus tard, il prend les commandes de la 9  com-
                                                                     e
               pagnie du 114  régiment d’infanterie de Saint-Maixent-l’École
                             e
                    avec lequel il participera à la libération de La Rochelle.
























                                                 Responsable  des  prisonniers  allemands  jusqu’à  sa
                                          mutation en Allemagne, il gardera en souvenir de cette période une
                                         dague d’apparat du service administratif de la Kriegsmarine (Marine
                                       de guerre allemande) .
                                         Après la guerre, il rejoint pour deux ans le 46  régiment d’infanterie basé
                                                                                        e
                                  en Allemagne et finit sa carrière à l’État-Major avec le grade de capitaine. Ce n’est
                                  qu’au début des années 50 qu’il regagne Lezay, sa ville d’origine.
                                         Suite  au  décès  de  M.  Maurice  Paillier,  son  épouse  ainsi  que  ses  enfants
      décident de faire don au Musée du Sous-Officier d’un important lot d’objets lui ayant appartenu. Photographies,
      uniformes, arme blanche et divers objets personnels composent ce don généreux et désintéressé. Certains de ces
      objets sont actuellement présentés au Musée du Sous-Officier dans l’espace d’exposition permanent.


            Grâce à ce don conséquent, le Musée du Sous-Officier enrichit ses collections d’histoire locale.

                                                                                                  Adjudant Berre
                                                                                                       M  Godard
                                                                                                         lle






                                                                           La création du 114



                                                                           Le  1   octobre  1944,  soit  quelques
                                                                                er
                                                                     semaines après la libération des Deux-Sèvres
                                                                     (le  6  septembre),  le  régiment  Chaumette
                                                                     se  constitue  en  unité  régulière  et  prend  le
                                                                     numéro de tradition, le 114.
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      Cérémonie de création du 3  Bataillon avec pour parrain les anciens de 14/18.
                                                                           À cette date, les diverses compagnies
        de volontaires sont cantonnées soit à Niort (caserne Du Guesclin et Largeau), soit à Saint-Maixent (casernes
        Coiffé et Denfert-Rochereau). Chaque maquisard signe un engagement au 114  R.I. ou alors est renvoyé
                                                                                       e
        dans ses foyers.
               Le 1  bataillon (issu du maquis de la zone de Niort) et le P.C. du régiment sont formés à Niort. Le
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        2  bataillon (issu de la zone Nord) et le 3  bataillon (issu de la zone Sud) sont mis sur pied à Saint-Maixent.
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        Les unités élémentaires sont elles-mêmes issues des « triangles » de la clandestinité.
               Le régiment commandé par le colonel Edmond Proust compte 159 officiers, 369 sous-officiers et
        2 305 soldats, soit 2 833 hommes.
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